Que raconte le Lot ?
2024-en cours
Une commande artistique d'habitant·es de villes et villages de la Vallée du Lot, dans le cadre d'une action Nouveaux commanditaires
Laure Subreville
La Vallée du Lot (titre provisoire)
Les Nouveaux commanditaires
Situé dans la vallée du Lot, rivière qui relie cinq départements (Lozère, Aveyron, Cantal, Lot et Lot-et-Garonne) et trois régions (Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes), la commande s’inscrit dans une réflexion et des actions menées, depuis plusieurs mois par des habitant·es de cette vallée, qui considèrent que la rivière ne peut être réduite à une seule ressource, qu’elle doit être envisagée comme une entité vivante avec laquelle pourraient s’engager de nouvelles alliances.
Ces habitant·es se sont réuni·es pour des temps d’interconnaissance dans le cadre d’un projet porté par l’association Le Belvédère, lequel consiste à partager, transmettre et penser les relations qu’entretiennent les hommes et les femmes à leur environnement. Ils et elles souhaiteraient qu’un·e artiste puisse réfléchir à un espace d’expérimentation et de recherche – quelle que soit sa forme – pour cultiver l’amitié avec la vallée du Lot, faire advenir des connaissances, gestes, récits, images… La commande souhaite explorer la singularité du monde rural contemporain, ses imaginaires, ses valeurs culturelles et ses forces dans un contexte global destructeur, auquel la vallée du Lot n’échappe pas. Elle s’inscrit ainsi dans un mouvement plus grand de commandes autour des rivières dans plusieurs régions.
Laure Subreville
Laure Subreville est une artiste vidéaste et plasticienne qui vit et travaille à Lyon.
Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux en 2017, Laure Subreville a passé une année au Pavillon, résidence de création internationale à Bordeaux en 2018.
Elle a pu travailler avec Ange Leccia et développer un projet singulier autour d’un premier collectif d’hommes pratiquants la lutte, Le printemps et l’été. Laure Subreville a ensuite poursuivi son travail dans le cadre de deux résidences en Nouvelle-Aquitaine. Le programme « Artiste en entreprise », lui a permis de tourner dans un atelier d’affûtage, Durousseau Outils Coupants, à Cenon et de produire le film Jean-Baptiste. Elle a ensuite intégré la résidence itinérante <3 avec son projet Plein air et exposé son travail au Confort Moderne à Poitiers, à LACS & LaVitrine à Limoges et à La Fabrique POLA à Bordeaux. Les enjeux sociaux, ethnologiques et écologiques sont devenus majeurs dans les vidéos de l’artiste et constituent aujourd’hui le fondement de son travail.
Après plusieurs court-métrages liés par la forte présence de la musique, tels que Fortuna (2020), soutenu par la bourse de Soutien aux artistes face à la crise, du FRAC Méca Nouvelle-Aquitaine et l’Aide à la Création de la DRAC ; Artémis (2022), en duo avec l’artiste Christophe Doucet, l’Agence Sens Commun à Lormont et l’IME de Lesperon ; Laure Subreville a réalisé également son premier documentaire, Camopi One (2022), centré autour de questions musicales et ethnologiques avec la communauté Wayãpi dans le village de Camopi, sur le fleuve Oyapock. Ce projet est en partenariat avec l’Ensemble Variances (musiques contemporaines), Massala production et France Télévisions ; mais aussi Dido & Aeneas (2023), autour de l’opéra de H. Purcell, avec l’Ensemble Les Argonautes et Massala ; ou encore Each other’s voices (2025), un court-métrage de fiction queer sur nos relations intimes.
Aujourd’hui, Laure Subreville poursuit ses recherches, autour de plusieurs projets en cours d’écriture ou de production : Parlez-moi d’amour, un court-métrage documentaire avec des résidents d’Ehpad à Arcachon ; ou encore Sus lagrimas saladas, un film multidisciplinaire entre field-recording, vidéo documentaire et fiction dans le village andalou de Gorafe.
L'œuvre
Au fil des discussions, les commanditaires expriment le souhait d’une œuvre qui puisse célébrer la rivière et montrer qu’elle est porteuse de récits, depuis sa source jusqu’à son embouchure. Le travail vidéo de Laure Subreville, avec son approche souvent lyrique et la place subtile donnée à la question de la narration, résonne chez elles et eux. Il faut pouvoir raconter sans être littéral.
Les commanditaires souhaitent que cette œuvre soit diffusée largement et évoquent l’envie d’un partenariat avec le réseau des cinémas d’art et essai, nombreux le long du Lot et ce dans les trois régions qu’il traverse.
En mars 2026, le contrat d’étude est signé et Laure Subreville effectue une première résidence d’une semaine pendant laquelle elle effectue des repérages et rencontre des personnes ayant un lien particulier avec la rivière. Pour faire parler cette dernière, elle souhaite s’appuyer sur les témoignagnes de celles et ceux qui lui sont proches. Pour ce faire, l’artiste revient en résidence en juillet 2026 aux alentours de Villeneuve-sur-Lot et en août 2026 à la source du Lot, dans la montagne du Goulet, en Lozère.
En septembre 2026, l’étude finale est remise aux commanditaires. Ce film, intitulé Songline, s’attachera à donner une voix à la rivière tout en permettant la rencontre de celle et ceux qui veulent en prendre soin. Entre documentaire et fiction, l’artiste s’y met en scène à la découverte des 480 km du Lot avec son équipe transformée pour l’occasion en équipage. Ce voyage sera entrecoupé de paroles récoltées auprès des habitants et habitantes et de prises de vue dans les barrages ponctuant l’avancée du groupe. Une façon pour l’artiste d’explorer sa propre relation avec cette rivière tout en rendant lisible la multiplicité des liens que d’autres – riverains, associations, collectivités etc. – ont construit au fil du temps et des enjeux de la préservation des cours d’eau.
Ressources
Livret de présentation de la commande
Camille de Toledo, L’international des rivières, éditions Verdier, 2026
Actualités
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Du 24.08 au 28.08 2026
2ème résidence de Laure Subreville
Laure Subreville sera en résidence dans la vallée du Lot du 24 au 28 août. Avec son équipe, elle remontera à la source du Lot dans la montagne du Goulet, en Lozère.
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Du 06.07 au 13.07.2026
Résidence de Laure Subreville
Laure Subreville sera en résidence dans la vallée du Lot du 6 au 13 juillet 2026. Elle y remontera le Lot sur une pénichette, avec son équipe :
« Le Lot sera notre axe et notre méthode. Depuis l’eau, nous arpenterons la vallée pour mieux la saisir — dans une démarche à la fois sensible et rigoureuse, presque organique, presque scientifique. Ce que nous voulons ramener, c’est un scénario qui porte la trace de cette immersion, et des relevés qui disent quelque chose de vrai sur la rivière et celles et ceux qui l’habitent. »
PRODUCTION & MÉDIATION
ASSOCIATION POINTDEFUITE
PARTENARIATS & SOUTIENS
Société des Nouveaux commanditaires

